Papillons

 

Les papillons de nuit, de jour, de rêve volettent
et tourbillonnent dans nos têtes
comme un  parfum de bonheur

comme un  parfum de fleur
Suivons le vol d’un papillon du bout des yeux
Sentons la vie  palpiter de nos vœux.

BM-FM.

 

 

De nuit :
Illustration de Henry Noel Humphreys, 1860
Extrait du livre The Genera of British Moths

De jour :
Illustration de Mark Catesby, 1731-43
Extrait du livre Natural History of Carolina, Florida and the Bahama Islands

De rêve :
Illustration de James Duncan, 1837
Extrait du livre The Naturalist’s Library

Extrait de « The Insect » de Jules Michelet et dessins de Giacomelli
Londres -1875

1, 2 et 3 … Lumières ! Vœux 2021


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24 décembre 2017 à 24 décembre 2020
Déjà  trois ans de voyages dans les Lumières !

En exprimant l’espoir de vous retrouver nombreux dans les Lumières des étoiles

En souhaitant  que ces voyages dans les Lumières vous aide à bien commencer ou finir vos journées

Je vous adresse  mes meilleurs voeux pour l’Année Nouvelle

Et vous prie de me croire, chers voyageurs des Lumières, votre

Brigitte-Marie Fouilloux-Mesnil
lumieresdesetoiles@gmail.com

Vœux 2020

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le 24/12/17 : Cap sur les lumières des étoiles !

24/12/19 : soir d’anniversaire  !

Mon plus cher désir est de vous distraire et de vous apporter du contentement 

je vous souhaite une très douce et heureuse année 2020 et de beaux voyages dans les lumières des étoiles.

je compte sur vos visites.
Elles sont essentielles à la poursuite de cette aventure.

Et, n’oubliez pas, si vous avez des questions, vous pouvez me joindre sur lumieresdesetoiles@gmail.com

Romances sans paroles – Verlaine

 

« Le rossignol qui du haut d’une branche se regarde dedans, croit être tombé dans la rivière.
Il est au sommet d’un chêne et toutefois a peur de se noyer »

Cyrano de Bergerac

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L’ombre des arbres dans la rivière embrumée

Meurt comme de la fumée,

Tandis qu’en l’air, parmi les ramures réelles,

Se plaignent les tourterelles.

 

Combien, ô voyageur, ce paysage blême

Te mira blême toi-même,

Et que tristes pleuraient dans les hautes feuillées

Tes espérances noyées !

 

Verlaine, mai-juin 1872

 

Poème japonais

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Oiseau sur une branche de cerisier en fleur – 1835
Utagawa Hiroshige

      . . . . . . . . . . . 

 

« Vivre uniquement le moment présent,

Se livrer tout entier à la contemplation

De la lune, de la neige, de la fleur de cerisier

Et de la feuille d’érable (…),

Ne pas se laisser abattre par la pauvreté

Et ne pas la laisser transparaître sur son visage,

Mais dériver comme une calebasse sur la rivière,

C’est ce qui s’appelle Ukiyo. »


Asai Ryôi (1612-1691)

J’ai marché sur la lune

 

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L’été de l’année 1969, J’ai marché sur la lune.

Un après-midi d’été, à la montagne, en Haute-Loire.

Nous étions au moulin de Clergeat sur les rives de la Senouire.
À Clergeat, au pied de la montagne, la rivière abreuve de vertes prairies.
Un chemin grimpe jusqu’à une ferme haut perchée et aux forêts de sapins.
Trop haut et trop loin pour nos petites jambes d’enfants…Nous restions avec Maman, au bord de la Senouire.
À notre arrivée, la dame du moulin, une dentellière, nous rejoignait avec sa petite chaise, son panier de fils, son carreau et ses chèvres.
Mon frère et moi, nous nous occupions des chèvres.
Nous passions l’après-midi à les poursuivre.
Les chèvres sont très dégourdies !
L’une d’elles arborait un dossard sur le dos, un grand rectangle de poils noirs avec un cercle blanc au milieu ! Elle était facilement repérable, on finissait toujours par la coincer ! Pendant que mon frère la tenait par les cornes, accroupie sous les pis, je la trayais.
Ce n’est pas facile de traire une chèvre. J’avais appris à la ferme avec les vaches. Je m’en sortais bien. Je remplissais un verre d’un lait tiède et mousseux. Nous le buvions mon frère et moi avec beaucoup de satisfaction et de délectation.

Pendant ce temps-là, Papa pêchait à la mouche dans la Senouire.
Nous l’attendions jusqu’au coucher du soleil.
Papa nous rejoignait après « le coup du soir » et nous nous précipitions pour voir son panier contenant de belles truites.

Ce jour-là, le 20 juillet 1969, il n’y a pas eu de « coup du soir » !
Papa a déboulé dans ses cuissardes de pêcheur alors que le soleil était encore haut.  « Allons dépêchez-vous les enfants, on rentre au village » !

On n’avait pas tout bien « capté », Papa conduisait pied au plancher. Les virages succédaient aux virages, dans un sens puis dans l’autre. Mon frère et moi étions ballotés comme des billes.il n’y avait pas de ceinture de sécurité en ce temps-là. Maman, à l’avant, se tenait coite.

Papa voulait arriver au village rapidement pour ne pas louper les premiers pas de l’homme sur la lune !

La lune…
Nous étions trop petits mon frère et moi pour avoir eu le temps de rêver et de fantasmer sur la lune. Était-elle habitée ? Y avait-il des êtres qui nous observaient de là-haut ? Quelle surprise réservait-elle ? c’était la jeunesse de Papa, pas la nôtre.

Les ciels d’été de Haute-Loire sont magnifiques. Des farandoles de nuages blancs galopent dans l’azur. Allongée dans l’herbe des prairies le nez contre le ciel j’imaginais toute sortes de bestiaires et d’histoires fantastiques mais, pas d’histoire de lune.

Papa gare la voiture. Nous courons vers la pièce de télévision. Les grands-parents ont allumé le précieux téléviseur en noir et blanc et disposé les sièges. Tout le monde s’assoit. Nous sommes arrivés à temps.
Le module de la fusée vient de se poser et la porte s’ouvre. L’échelle apparait. Papa est accroché à son siège.
Mon frère et moi regardons, les yeux grands ouverts, conscients d’un évènement mais, pas vraiment excités.

Le cosmonaute Armstrong descend lentement, un pied après l’autre, un barreau après l’autre. Sur le dernier barreau, il hésite. Il regarde le sol, puis le dernier barreau, puis le sol. Il se décide enfin, une grande enjambée et voilà, ça y est !

Ça y est ! Armstrong a posé le pied sur la lune, les deux pieds, il marche ou plus tôt, il sautille. Il ne s’enfonce pas ! Personne n’arrive pour l’attaquer non plus !

C’est pour Papa le moment de toutes les réponses…

Je ne me souviens pas sûrement mais je pense qu’il n’y avait pas de son en direct de la lune.
Le son était dans la pièce !
Un deuxième cosmonaute est descendu
Les cosmonautes ont planté le drapeau américain.

Après je ne me souviens plus.
Trop petite pour interviewer Papa sur son ressenti et plus tard je n’ai pas pensé à le faire.

Avec le recul, mon souvenir de ce 20 juillet de l’année 1969, c’est que j’ai marché sur la lune !

« Un petit pas pour l’Homme et un grand pas pour l’humanité » a dit Armstrong

Il a dit aussi « la terre est magnifique vue de la lune, faisons attention de ne pas l’abîmer » …